Je me remets à la plume. Bon, on s’entend que ça va être un peu moins intense que les requins-baleines et les 6000 mètres enneigés. Mais c’est un sacré bon moyen de résumer ma vie suédoise, ce qui, par conséquent, m’évitera de répondre à la question « Pis? ».
Je suis encore à mes premiers pas dans la ville… J’ai passé les deux premières semaines à me battre contre un duo rhume-feu sauvage. Probablement le résultat d’un manque de sommeil… la nuit ici, il fait aussi clair que dans le cul d’un Lite Brite et mes rideaux ne font pas le poids. J’avais le souffle trop court pour nager dans l’océan de morve qui séparait la porte de mon lit. Mais voilà, je suis de retour sur mes deux pattes, je peux respirer avec la bouche fermée (qui est occupée à avaler une gorgée de bière infecte à 8 $ le verre).
J’habite dans le quartier Ulriksdal qui se prononce Ul-riks-dull. Et non sans raison. C’est pas très vivant. Par contre, j’ai accès à plusieurs lacs à moins de 10 minutes de vélo. En chemin vers le boulot, j’ai croisé des lièvres (gros comme des gros lapins), un renard, deux chevreux, etc. Mon parcours me fait passer à côté d’un lac où un cygne a élu domicile. Probablement celui qui a inspiré la chanson du groupe suédois Ace of Base « I saw the cygne ».
Le travail suédois, c’est drôle. Tu te pointes au travail. T’as à peine le temps de démarrer ton ordinateur qu’il est temps de prendre une pause (Fika en suédois). Une demi-heure. Tu reprends à peine le travail qu’il est temps d’aller dîner. Une heure. Et à 14h30, FIKA! Arrive 17h00, tu cherches ce que tu as accompli dans la journée. Tu es un chercheur.
Affaire de drôle : Je faisais la file pour passer à la caisse à l’épicerie. Alors que mes yeux vagabondaient dans l’étalage de cochonneries qu’on essaie de te vendre à la dernière minute avant de payer, je tombe sur une boîte de bonbons qui s’appellent VIOL. J’ai déjà commencé ma série de photos de moi qui donne ces bonbons aux filles dans les bars.
Le midsommar. La fête du solstice d’été. Je me prends un billet d’avion pour aller visiter mes amis suédois que j’ai rencontré aux Philippines et qui habitent à Umea, dans le nord de la Suède. Quand tu rencontres des gens dans une atmosphère éthylique, l’amitié tissée tend à se replonger dans un buck. Ce fut le cas. Les traditions du midsommar :
- Commencer à boire du Schnaps (eau de vie) à midi. Une chanson différente est chantée avant chacun des shooters. Ils ont un gros répertoire.
- Manger du hareng mariné.
- Danser en rond autour d’un poteau avec deux cercles à son sommet qui représentent, respectivement, un pénis et des testicules qui fertilisent la terre. La chanson la plus populaire raconte, en gros, que les grenouilles sont bien drôles car elles n’ont pas d’oreilles et pas de queue.
Je vous assure, c’est encore plus étrange en vrai.
Au centre-ville de Stockholm, je me suis rendu compte que le prix pour se remettre en question à savoir si on a vraiment envie de pisser aux toilettes publiques est 1,50$.
Il est possible que je déménage au centre-ville (Södermalm) au mois d’août. Une occasion en OR! Un appartement beaucoup plus petit, plus loin de mon travail et presque deux fois plus cher. J’attends impatiemment une réponse!
L’équivalent du IGA ici, c’est le ICA. Leur annonce à la télévision : un trisomique ninja qui tue des méchants avec des saucisses hot dog.
Je viens de recevoir mon numéro personnel. C’est un peu l’équivalent de naître ici. Je vais pouvoir avoir un compte bancaire, débuter mes cours de suédois, etc. Ça a l’air de rien, mais c’est utile de pouvoir encaisser ses chèques.
Je vais m’en tenir à cela pour l’instant.
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire